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Le Vintage par Les Vieilles Choses, une alternative écologique à la consommation de masse

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Cela fait déjà un bout de temps que nous sommes, comme qui dirait, accro à la consommation. De jour comme de nuit, ce désir de nouveauté nous taquine. La toute dernière paire de pompes à la mode, la voiture du voisin, la montre qui vibre quand on reçoit un mail ou encore le smartphone dernier cri avec lequel on règle la température du frigo. Autant de tentations auxquelles il est dur de résister tant nous avons pris pour habitude d’acheter du neuf. Car c’est vrai, ne le nions pas, nous sommes calibrés pour consommer. De nos jours, à part pour quelques énergumènes dont on ne peut que célébrer la bravoure, le fait d’acquérir quelque chose de nouveau reste une jouissance non-négligeable pour la plupart d’entre nous. Tous autant que nous sommes, nous revendiquons haut et fort le plaisir de se faire plaisir ! Exit la retenue, nos envies d’achat sont devenues compulsives et intarissables. Un phénomène peu étonnant au vu de l’environnement dans lequel nous évoluons, et que l’on peut tout naturellement lier à notre surexposition à la publicité, désormais devenue omniprésente.

Pour ceux qui n’étaient donc pas encore au courant, nous vivons dans ce que l’on appelle une « société de consommation ». Une expression plutôt flippante dit comme ça, mais qui illustre un phénomène qui ne date pas d’hier. Quand on fouille le passé, on s’aperçoit que déjà en 1883, Zola décrivait dans son célèbre roman, Au Bonheur des Dames, l’attitude frénétique avec laquelle les Parisiennes de l’époque, aimaient dépenser leur argent dans les grands magasins de la capitale. Cela fait donc un bon paquet d’années que notre propension à absorber des produits neufs avec ardeur est ancrée en nous, et il s’avère malheureusement difficile d’envisager un retour en arrière.

Cette considération, plutôt défaitiste, il faut l’avouer, soulève un problème majeur que l’on a souvent tendance à oublier. Ce problème est évidemment lié à notre chère planète bleue, première victime des conséquences de notre interminable course à l’acquisition de nouveautés. Consommer du neuf est, en effet, extrêmement polluant, car ce que nous achetons ne tombe évidemment pas du ciel. Avant d’arriver dans nos petites mains, les objets que nous consommons sont avant tout produits et c’est cette stimulation constante de nos industries qui tarit nos ressources naturelles, et ne cesse de salir notre sol, notre eau et notre air.

Pourtant, la question de revoir nos habitudes de consommation est actuellement au goût du jour. En ce moment même, les chefs d’États du monde entier sont réunis à Paris pour la Cop21. Un sommet international sur le climat qui a pour objectif de permettre de trouver des solutions à l’épineux problème du réchauffement climatique mondial. Une initiative écologique indispensable que l’on ne peut que saluer. Cependant, ce combat contre nous-même ne peut se mener que si chacun se résigne à y mettre de sa personne. Aussi, de nombreuses options plus ou moins connues de tous existent afin de diminuer le poids environnemental de notre consommation de tous les jours.

Parmi toutes ces alternatives, le Vintage reste un bon moyen d’abaisser notre impact écologique. Car si nous somme quasi-incapables de consommer moins, nous pouvons toujours consommer mieux. En effet, pourquoi continuer à acheter du neuf alors que tant de vieilles choses peuvent encore combler nos désirs ? Voilà pourquoi il est si important d’arrêter de jeter sans cesse alors qu’il est possible d’offrir une seconde vie à nos objets. Si vous vous posez encore la question sur la manière de réaliser de telles transactions, sachez que de nombreuses solutions existent.

Commençons par les grands classiques : braderies, vide-greniers et recycleries, type Emmaüs, qui restent sans surprise les pionniers du mouvement. À cela s’ajoutent d’autres acteurs en plein essor tels que les vide-dressings et les friperies, que l’on retrouve dans toutes les villes et qui permettent de se refaire une garde robe à moindre coût. Enfin, il est indispensable de citer les sites internet, qui depuis quelques années dynamisent le domaine du Vintage en facilitant de manière considérable les échanges entre consommateurs.

Nous avons maintenant les cartes en main afin de faire bouger les choses. Même si l’achat de produits neufs est dans certains cas inévitable, le fait de se tourner vers les objets de seconde main est déjà un changement conséquent. Ne le négligeons pas ! Revoyons nos modes de vie. Ne soyons plus des consommateurs, devenons des consomm’acteurs !

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